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Le stress

1-Qu’est ce que le stress ?

1.1-Définition du stress

Le stress apparait chez une personne dont les ressources et stratégies de gestion personnelles sont dépassées par les exigences qui lui sont posées (définition de l’OMS). C’est la réaction naturelle de l’organisme face à une menace, un défi ou un élément perçu comme une barrière physique ou psychologique. La combinaison des réactions au stress est également connue sous le nom de « fight or flight » (se battre ou fuir), mécanisme de survie maintenu au cours de l’évolution et permettant aux mammifères de réagir rapidement en cas de menace sur leur vie. Il s’agit d’une réaction archaïque générée par le cerveau primitif. Elle est standardisée, non spécifique. Mais l’organisme peut également sur-réagir à certains facteurs de stress ne représentant pas une menace vitale…

Le cerveau primitif (à l’origine de la réponse au stress) ne fait pas la différence entre la réalité et l’imaginaire. C’est pourquoi les réactions de stress peuvent également être déclenchées par un état d’esprit ou des projections négatives.


1.2-Les phénomènes physiologiques

Une situation stressante va déclencher une cascade d’hormones de stress à l’origine de changements physiologiques. Ces changements sont quasiment instantanés.

Lorsque le cerveau reçoit l’information d’un danger, c’est l’hypothalamus (centre de commande) qui orchestre les réactions en communiquant avec le reste du corps à travers le système nerveux autonome (composé des systèmes nerveux sympathique et parasympathique) pour donner à la personne l’énergie nécessaire à combattre ou fuir. Le système nerveux autonome est composé des systèmes nerveux sympathique et parasympathique :

· Le système nerveux sympathique équivaut à l’accélérateur d’une voiture : il génère un apport important d’énergie à l’organisme pour lui permettre de réagir. Il accélère la respiration, augmente la pression sanguine et le rythme cardiaque, ainsi que l’ouverture des bronchioles dans les poumons.

· Le système nerveux parasympathique (également appelé système vagal) équivaut au frein d’une voiture : son action est l’inverse de celle du système sympathique. Il favorise le repos et la digestion, la récupération après que le danger soit passé.

Vous l’aurez compris, en cas de stress, c’est le système nerveux sympathique qui est activé par l’hypothalamus. Suite à une cascade de réactions, les glandes surrénales produisent de l’adrénaline et la diffuse dans l’organisme via le flux sanguin. Cela résulte en un apport accru d’oxygène vers le cerveau, et un apport accru de sang principalement vers le cœur et les organes vitaux. Les fonctions secondaires sont mises au ralenti de manière à mobiliser l’énergie vers les réactions de « survie ».

Lorsque la concentration d’adrénaline diminue dans le sang, l’hypothalamus active le second élément du système de réponse au stress appelé axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS). Cette activation aboutit en dernier lieu à une libération de cortisol dans le sang par les surrénales.


1.3-Les différents types de stress

Le stress peut être positif quand il augmente le niveau de performance, stimule la motivation, la créativité, mobilise les capacités et ne dure pas trop dans le temps. Il devient négatif lorsqu’il est trop intense et/ou s’étend sur une trop longue durée.


1.3.1-Le stress positif (ou eustress)

Les réactions de stress positif peuvent être déclenchées par des évènements excitants ou stimulants tels que la planification d’un mariage, un voyage, la participation à un évènement sportif…


1.3.2-Le stress aigü

Il se produit lors d’évènements soudains et intenses tels qu’un accident ou une confrontation. La réponse est immédiate et de courte durée. Elle se résorbe une fois l’évènement passé.


1.3.3- Le stress chronique

C’est le stress qui s’installe et qui pourra avoir des effets néfastes sur la durée. Il est détaillé un peu plus loin.


1.3.4-Le stress traumatique

Il s’agit d’un stress intense se manifestant lors d’un évènement traumatisant tel qu’un accident grave, un abus, un traumatisme psychologique, une agression ou une catastrophe naturelle. Il peut entrainer des symptômes de stress post traumatique tels que des cauchemars, des flashbacks, de l’anxiété … Selon l’INSERM, dans 20% des cas, les troubles deviennent chroniques.



2-Qu’est ce que le stress chronique et quelles sont ses incidences sur la santé ?

2.1- Définition du stress chronique

Le stress chronique correspond à un niveau de stress prolongé et persistant.

Dans ce cas, le cortisol est libéré dans le sang par les glandes surrénales de manière accrue.


2.2-Quelles sont les causes de stress chronique ?

Il résulte de demandes stressantes et constantes de la vie quotidienne qui peuvent être liées à des conditions de travail, des problèmes financiers, de santé, relationnels ou autres.


2.3-Quels sont les symptômes du stress chronique ?

Les symptômes du stress ainsi que leur intensité peuvent varier d’une personne à l’autre. On pourra mentionner les troubles du sommeil, les troubles digestifs, des douleurs (maux de tête, douleurs articulaires, musculaires…), l’anxiété, l’irritabilité, la dépression…


2.4-Quelles sont les incidences potentielles sur la santé ?

D’un point de vue physiologique, le cortisol est en temps normal sécrété selon un rythme circadien : sa sécrétion est maximale le matin, entre 6h et 8h, et décroit au fur et à mesure de la journée pour atteindre son minimum à minuit (ce qui permet de dormir). On associera le stress chronique à une libération plus importante du cortisol.

La production élevée de cortisol en permanence peut amener à en épuiser les ressources : c’est alors le burn out (épuisement, manque de motivation, baisse de performance, anxiété...).

Mais cela n’est pas la seule conséquence possible du stress et on trouve dans la littérature les éléments suivants :

· Selon une étude menée par l’université de Stanford, un taux élevé de cortisol en permanence peut surstimuler les cellules nerveuses de certaines zones du cerveau et les faire vieillir prématurément. Cela pourrait générer des pertes de mémoire et des difficultés de concentration.

· Selon la « Harvard medical school » l’activation répétée de la réponse au stress dans le temps peut contribuer à augmenter la pression sanguine, les dépôts obstruant progressivement les artères, des modifications du cerveau pouvant favoriser l’anxiété, la dépression et les addictions.

· L’excès de cortisol peut diminuer la sensibilité à l’insuline et augmenter le risque de diabète (le cortisol déclenche la libération de glucose dans le sang par le foie). Il pourrait également favoriser l’obésité.

· Les pics d’adrénaline récurrents peuvent endommager les vaisseaux sanguins et les artères, augmenter la pression sanguine et le risque de crise cardiaque ou d’AVC.



3-Comment gérer son stress ?

La première mesure est l’identification des causes de stress et voir si des ajustements peuvent être faits.

Dans le cas contraire, il est primordial d’aménager des temps de « décompression » réguliers. Il existe divers moyens pour cela :

· Il est plus que recommandé d’avoir une activité physique régulière

· Prendre des temps de repos pour stimuler le système nerveux vagal (le « frein » de l’organisme) au travers d’exercices de cohérence cardiaque, respiration abdominale, méditation, marcher dans la nature, techniques de visualisation de scènes paisibles, yoga, tai chi….idéalement, combiner ces différentes techniques

· Savoir être à l’écoute de son corps et agir quand les signaux de stress apparaissent

· Le soutien émotionnel et l’écoute de ses proches est également un facteur important

· S’alimenter de manière équilibrée et prendre ses repas en conscience

· Créer un cadre apaisant en fin de journée pour favoriser un sommeil réparateur

· Les huiles essentielles peuvent aussi aider à retrouver un équilibre émotionnel. En particulier les huiles essentielles florales (contre les peurs, les soucis), de menthe (anxiété, insécurité) ou d’agrumes (découragement, affliction)


Un autre point important est de cultiver sa résilience : apprendre à changer sa perspective sur les choses peut souvent permettre de les relativiser et réduire le stress associé.

Les conditionnements que nous avons, issus de notre environnement et de nos expériences les premières années de notre vie, peuvent parfois représenter un frein à cette résilience. Un thérapeute peut vous aider à identifier et surmonter les blocages qui vous maintiennent dans des situations de stress à répétition.


Le questionnaire ci-dessous peut vous aider à évaluer votre niveau de stress.





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