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Apnée du sommeil

Le syndrôme d’apnée du sommeil touche environ 8% de la population (il concerne un peu plus les hommes que les femmes jusqu’à l’âge de la ménopause. Au-delà, ces dernières sont autant touchées que les hommes). Si votre sommeil n’est pas réparateur, agité, que vous notez des troubles respiratoires, alors cet article peut vous aider à comprendre si vos troubles peuvent être potentiellement liés à un phénomène d’apnée. Une consultation médicale sera nécessaire pour valider ou réfuter cette hypothèse.

Nous nous concentrons ici sur ce que l’on appelle « l’apnée obstructive » et non « l’apnée centrale » qui a des causes différentes.

 

1- Qu’est-ce que l’apnée du sommeil ?

Selon l’INSERM, « le syndrome d’apnée du sommeil (également appelé syndrome d’apnée-hypopnées obstructives du sommeil ou SAHOS) se manifeste par des interruptions répétées et incontrôlées de la respiration pendant le sommeil. Elles entrainent des micro réveils incessants dont le patient n’a pas conscience. »

Ces interruptions de respiration deviennent pathologiques lorsqu’elles durent plus de 10 secondes. Elles sont causées par une obstruction des voies aériennes supérieures bloquant le passage de l’air. On parle « d’apnée obstructive » lorsque l’obstruction est complète, et « d’hypopnée » lorsque l’obstruction est partielle.

Le « syndrome d’apnée du sommeil » est caractérisé par une fréquence des phénomènes d’apnée-hypopnée (ce qui entraine une baisse d’oxygénation du sang) dépassant 5 occurrences par heure.

 

2- Quels sont les symptômes de l’apnée du sommeil ?

Si vous observez les signes suivants, alors il peut être légitime de consulter un médecin pour déterminer si vous souffrez ou non d’apnée du sommeil :

·       Somnolences diurnes excessives

·       Fatigue chronique

·       Maux de tête au réveil

·       Troubles de la mémoire et de la concentration

·       Sueurs nocturnes

·       Nécessité de se lever plusieurs fois dans la nuit pour uriner

·       Impuissance ou baisse de libido

 

Les signes les plus significatifs ne sont pas facilement identifiables par le sujet lui-même mais peuvent être décelés par un partenaire :

·       Réveils nocturnes avec une sensation d’étouffement

·       Pauses respiratoires

·       Ronflements bruyants

·       Changements répétés de position dans le lit

 

Il existe des tests pour évaluer les risques d’apnée du sommeil (notamment le test « stop bang » développé par University Health Network que vous pourrez trouver via le lien vers l’institut national du sommeil et de la vigilance donné en ressource ci-dessous). Ces tests sont simplement indicatifs. Une polysomnographie est nécessaire pour déterminer si vous souffrez du SAHOS et mesurer sa gravité.

 

3- Quelles sont les causes de l’apnée du sommeil ?

3.1- L’explication physique de la crise d’apnée

Le blocage du passage de l’air dans les voies aériennes supérieures est dû à un affaissement des parois du pharynx. Ces parois sont constituées de tissus mous maintenus par des muscles qui écartent les parois durant les périodes d’éveil.

Pendant le sommeil, les muscles du pharynx se relâchent et l’aspiration de l’air provoque un affaissement des parois. Le passage difficile de l’air entraine une vibration bruyante des structures de la gorge : les ronflements. Lorsque les parois s’affaissent totalement, c’est le phénomène d’apnée. Le réveil permet alors de remobiliser les muscles du pharynx et de retrouver une respiration normale.

 

3.2 – Les facteurs de risque

Plutôt que de causes on parlera de facteurs de risque pouvant être corrélés avec l’apparition des crises :

·       Hypertension artérielle

·       Obésité

·       Insuffisance cardiaque

·       Diabète

Il est à noter que l’alcoolisme, le tabagisme et les sédatifs peuvent favoriser l’apparition et le développement de la maladie.

Le développement du syndrome d’apnée va ensuite à son tour augmenter les risques d’hypertension artérielle et de maladies cardiovasculaires.

 

3.3 – Les causes émotionnelles

Outre les causes médicales qui doivent bien entendu être adressées, il peut y avoir des causes d’ordres émotionnelles. Dans ce domaine, pas de règles et les causes sont propres à chacun. On peut citer par exemple une peur d’assumer certaines responsabilités, une incapacité à s’exprimer pleinement… Certaines thérapies, dont la neuro bioénergie quantique, peuvent vous permettre de comprendre les causes émotionnelles d’une apnée du sommeil.

 

4- Quels sont les traitements proposés pour l’apnée du sommeil ?

4.1 – Les orthèses d’avancée mandibulaire (OAM)

Celles-ci sont proposées pour les apnées légères à modérées, ou pour les patients ne supportant pas la machine (voir partie 4.2). Elles sont composées de 2 parties (une pour la mâchoire supérieure, une pour la mâchoire inférieure) et ont pour but d’avancer la mâchoire inférieure afin d’éviter que la langue obstrue les voies aériennes supérieures.

Elles sont prescrites sur avis d’un orthodontiste et d’un médecin spécialiste du sommeil.

 

4.2 – La machine à pression positive continue (PPC)

Il s’agit du principal traitement de l’apnée du sommeil. Elle propulse de l’air sous pression dans les voies respiratoires, ce qui empêche leur fermeture. Cette machine doit être utilisée pendant toute la durée du sommeil, y compris les siestes.

 

4.3 – L’intervention chirurgicale

Cette intervention est moins efficace que la PPC ou l’OAM, mais peut parfois être utile en complément de ces traitements mécaniques. Elle intervient sur le fond de la gorge, les fosses nasales ou la base de la langue.

 

4.4 – Les traitements médicamenteux

Il n’existe pas de traitement médicamenteux de l’apnée du sommeil. Les antidépresseurs « sérotoninérgiques » auraient un effet bénéfique mais insuffisant.

 

4.5 – Les mesures complémentaires

Des règles d’hygiène de vie peuvent permettre d’améliorer la condition des personnes atteintes :

·       Veiller à avoir le nez dégagé

·       Maintenir ou réduire son poids

·       Eviter les repas copieux le soir

·       Eviter la position dorsale en dormant

·       Eviter l’alcool et le tabac

 

Penser aux corrections des causes émotionnelles qui peuvent également sous tendre le syndrome et permettre une amélioration des symptômes.

 

Ressources :

 

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